Avortement : comment aborder le sujet en connaissance de cause ?

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En général, au cinéma, ça se passe toujours de la même manière.
Seuls le décor et le moment changent.

Dans les films d’action, c’est souvent au moment où le suspense retombe.

Si c’est une comédie romantique, la scène a lieu autour d’une table, dans un restaurant chic.

Pour le film policier, le flic apprend la nouvelle avant d’affronter le méchant.

Par contre, ce qui ne change pas du tout, c’est le comportement des protagonistes.

D’un côté on a la femme qui hésite un peu avant de faire son annonce et de l’autre le type qui ne semble se douter de rien.

Une fois qu’il apprend que sa copine est enceinte, il explose de joie et le couple tombe immédiatement dans les bras l’un de l’autre.

Tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes.

La grossesse de sa partenaire est forcément une excellente nouvelle. Il ne pourrait pas en être autrement, bien sûr.

Oui.

Sauf que…

Le cinéma, ce n’est pas la vraie vie

avortement-4Sauf que pour vous à qui ça arrive non pas à l’écran mais dans la vie réelle, cette fois, c’est peut-être une tout autre histoire…

Bien sûr que l’annonce de la naissance prochaine d’un petit être de chair et de sang ne vous laisse pas indifférent.

Evidemment, que vous aimez les enfants.

Vous n’êtes pas un monstre, quand même…

Mais bon, de là à être prêt à endosser si vite le costume de papa, il y a quand même une certaine marge.

Et puis, vous ne voyiez pas exactement les choses de cette manière.

Même si vous aviez déjà pensé à assurer votre descendance, vous ne vous imaginiez pas que cela risquait d’arriver d’une manière aussi… disons inattendue.

De votre côté, vous pensiez à un acte plus réfléchi.

À quelque chose qui aurait été décidé à l’avance par les deux parties. Planifié de longue date, même.

Or, ici, vous avez l’impression que l’on vous force quelque peu la main. Et c’est encore peu dire…

Ok, vous n’utilisiez déjà plus de préservatif depuis longtemps, mais après tout, la contraception est bien là pour ça, non ?

Et si vous ne vous étiez pas inquiété plus que cela de savoir si elle prenait effectivement bien la pilule tous les jours, c’est surtout parce que c’est avant tout un truc de fille…

La contrôler un minimum à ce sujet par précaution ?

Ça ne va pas, non ? Vous n’êtes pas un tyran domestique.

Simplement lui poser la question à l’occasion histoire de bien être sûr ?

Non plus.

Si le moment de procréer ne vous semblait pas propice, il ne pouvait pas en aller autrement pour elle. Voilà qui tombe sous le sens…

Ben oui, mais vous voyez bien que ce n’était peut-être pas le cas, justement.

Et votre réaction à cette nouvelle n’est de ce fait pas conforme au schéma hollywoodien classique…

Il faut vous comprendre. Vous aviez des aspirations, des projets, de grandes idées peut-être et tout, absolument tout pourrait être remis en question par l’arrivée d’un bébé.

Bien sûr, il y aurait la solution de la fuite.
Mais d’emblée, ça ne vous paraît pas envisageable.

Cet enfant est quand même une partie de vous-même et l’abandonner dès sa conception n’est tout simplement pas une option.

Vous ne vous le pardonneriez sans doute jamais. Et sur ce point, vous avez très certainement raison.

Vivre avec le poids d’une culpabilité telle que celle-là serait impossible.

Qui plus est, il y a aussi sa mère. Cette fille, vous en êtes peut-être sincèrement amoureux.

La laisser dans une situation telle que celle-là serait un véritable crève-coeur.

L’avortement, un sujet difficile à aborder

Aïe, aïe, aïe, n’y a-t-il donc aucune échappatoire ?

Mais si, bien sûr, il en reste une.

Une seule.

Ce n’est pas la plus facile, loin s’e faut, mais c’est pourtant la seule voie de sortie de ce qui serait pour vous absolument inacceptable dans la situation actuelle.

Je parle de l’avortement, bien évidemment.

Si vous aviez déjà évoqué le sujet avec elle par le passé, vous connaissez probablement sa position.

Y est-elle franchement opposée dans tous les cas ou pas ?

Je n’emploie pas le terme de favorable parce que je ne crois pas qu’il existe de femme qui soit réellement favorable d’emblée à l’avortement pour des raisons « de confort » lorsque cela s’applique à sa situation personnelle. Ou alors dans des cas vraiment extrêmes.

La première chose à faire n’est cependant pas – à ce stade – de vous attacher à trouver des arguments en faveur de l’avortement à lui opposer.

Non, ce qu’il convient de faire d’abord et avant tout, c’est de régler le problème de votre cas de conscience à vous.

Posez-vous des questions sur ce qui est arrivé. Les bonnes questions.

Est-ce que vous avez été suffisamment clair sur vos intentions en matière d’enfants ?

Avez-vous évoqué ne serait-ce qu’une fois la question de la contraception quand vous envisagiez d’abandonner le préservatif pour vos relations sexuelles ?

Si c’est le cas, je pense sincèrement que vous n’avez pas grand chose à vous reprocher sur le plan moral.

Pour la prudence, c’est une tout autre affaire, mais au moins, vous ‘avez pas caché vos intentions.

Donc, votre responsabilité est relativement limitée.

Un « accident », vraiment ?

Certes, vous auriez pu ne pas accorder votre confiance aussi facilement à une femme en vous exposant à ce genre de avortement-3risques mais elle, de son côté, est quelque part coupable d’avoir abusé de votre crédulité.

Vous noterez que j’ai directement envisagé le cas où le fait de tomber enceinte était planifié par la fille et pas celui où il se serait plutôt agi de ce que l’on appelle parfois « un accident ».

Peut-être vous posez-vous la question de savoir pourquoi je privilégie d’office cette hypothèse plutôt que l’autre ?

Eh bien, c’est très simple. Je pense que dans ce que l’on appelle les grossesses accidentelles, une bonne part n’en sont tout simplement pas.

De nos jours, les méthodes de contraception sont devenues extrêmement efficaces.

Le risque zéro n’existe pas, mais avec les progrès de ces techniques, la probabilité de tomber enceinte pour une femme qui aurait respecté strictement les conditions d’utilisation préconisées sont néanmoins infimes.

De plus, je ne crois pas que des chiffres soient en mesure de rendre compte de cette réalité d’une manière parfaitement fiable.

C’est pourquoi même si une grossesse accidentelle reste théoriquement possible, elle est en pratique imputable la plupart du temps à une utilisation inappropriée des méthodes de contraception.
Certaines femmes peuvent se montrer insuffisamment rigoureuses ou employer ces moyens avec une certaine « légèreté » qui diminue leur efficacité globale.

Entendons-nous bien, il n’est pas question de systématiquement leur jeter la pierre pour cela.

En tant qu’hommes, nous ne sommes pas confrontés à ces impératifs.
Rien ne dit que nous serions pour notre part parfaitement irréprochables si les rôles étaient inversés en matière de contraception.

D’ailleurs, il suffit de voir notre comportement vis-à-vis du préservatif pour constater que nous ne sommes pas non plus exempts de reproches la plupart du temps.

Cependant, j’en étais arrivé à la question morale de la responsabilité de chacun dans la conception de cet enfant qui n’est pas désiré par au moins l’une des deux parties.

À la condition que vous ayez communiqué sans ambiguïté votre position a votre copine, vous n’avez moralement aucune raison de vous sentir coupable de votre intention de mettre sur la table le sujet de l’avortement.

Si tout se passe bien pour la suite, il faudra quand même que cela vous serve de leçon à l’avenir et que vous vous montriez moins insouciant pour tout ce qui touche à la question de la contraception. Mais vous avez pour l’instant d’autres chats à fouetter.

Aborder le sujet en douceur

Comment allez-vous vous y prendre pour aborder la question suivante, celle de la possibilité de l’interruption de grossesse ?

En premier lieu, il faut que vous fassiez preuve d’une bonne dose d’empathie.

Ce qui se passe maintenant a pour théâtre le corps de votre copine.

Celui-ci ne vous appartient pas le moins du monde et quoi qu’il en soit, vous n’aurez qu’un rôle secondaire à jouer.

L’avortement n’est jamais un sujet qui est traité à la légère. Il y a toujours, en plus de la dimension strictement personnelle et physique de l’acte sur votre compagne, une part importante de réflexion et de convictions personnelles.

D’ores et déjà, une vie grandit dans son ventre et elle en a forcément conscience.

Si elle décide d’interrompre ce processus, cela sera quoi qu’il arrive sa décision à elle et les conséquences qui s’ensuivront seront de toute façon lourdes à supporter.

Vous devez avoir conscience que ce n’est pas quelque chose d’anodin. En aucun cas.

Respectez cela et commencez par le lui dire.

« Quoi que tu décides, je tiens à te dire que de toute façon, je respecterai ton choix » est une bonne entrée en matière.

avortement-2Ensuite, il faut bien évidemment lui faire prendre conscience qu’un enfant, même s’il se développe dans un premier temps au sein de son corps, est un projet qui se décide à deux.

Ici, cela n’a visiblement pas été le cas, puisque vous étiez à priori opposé à cette idée, du moins pour l’instant.

Mieux vaut éviter la question qui fâche, celle de savoir si sa grossesse est bel et bien un accident ou a été au contraire mûrement réfléchie de manière à intervenir sans que vous ne soyez mis au courant.

De toute façon, revenir en arrière n’est pas envisageable.
Partez donc de la situation telle qu’elle se présente en ce moment précis. Il sera toujours temps de faire la lumière sur les événements passés plus tard, lorsque vous aurez trouvé un accord commun sur ce que vous allez décider de faire.

Exposez les raisons pour lesquelles l’arrivée d’un enfant vous paraît inopportune en ce moment.

Tout ce qui est matériel peut paraître secondaire à celle qui est tenaillée par le désir d’un bébé, mais c’est pourtant quelque chose d’important, surtout par les temps qui courent.

Efforcez-vous de lui faire prendre conscience que vous n’êtes pas encore arrivé à un moment de votre vie où vous pouvez envisager sereinement le fait de devenir père.

Si elle est un minimum sensée, elle devrait accorder de l’importance à cet argument.

Enfin, dites-lui bien que ce n’est pas une question de personne mais de moment seulement.

Si l’instant était propice en ce qui vous concerne, la question de savoir avec qui vous voudriez faire un enfant ne se poserait même pas : ce serait avec elle et personne d’autre.

Il n’y a aucune raison pour que cela change à l’avenir.

De cette manière, vous la rassureriez au cas où elle envisageait de tomber enceinte aussi pour pérenniser votre relation.

D’autre part, je ne crois pas qu’en de telles circonstances vous ayez quoi que ce soit à gagner à évoquer le sujet avec votre entourage ou le sien.

Si elle choisit de le faire de son côté, ne l’en empêchez pas, mais cette question est essentiellement intime pour votre couple.

Il sera beaucoup plus profitable et facile à évoquer la situation avec des professionnels de santé qui sont à la fois compétents, formés à ces questions et surtout extérieurs à vos vies.

Ne croyez pas que cela fait d’eux des gens qui ne sont pas concernés et qui vous aiguilleront vers des voies qui ne sont pas souhaitables.

Au contraire, c’est la garantie qu’ils auront une certaine hauteur de vue par rapport à ce que vous vivez.

Ils ne sont pas pris dans un tourbillon émotionnel et ce qu’ils vous diront sera donc empreint d’un bon sens qui manquerait peut-être à vos proches en ces circonstances.

Quoi qu’il en soit, accompagnez-la autant que possible lors des visites chez ces professionnels.

Intervenez quand on vous demande de le faire mais ne vous montrez pas trop invasif.

Tenez-vous en bien au rôle qui est le vôtre.

Encore une fois, vous êtes l’élément masculin du couple.

Ce n’est pas dans votre corps que les choses se jouent, mais bien dans celui de votre compagne.

Vous devez être pleinement conscient de cela. C’est à elle et à elle seule qu’appartiendra la décision finale.

Cependant, vous devez être partie prenante de ce qui est en train de se jouer parce que vous êtes l’un des géniteurs de l’enfant qui est en route.

Cela ne va pas être quelque chose de facile.

Il faudra intervenir quand vous sentirez que vous êtes concerné directement tout en laissant votre copine disposer d’une liberté importante.

Quel qu’en soit l’issue, vous aurez au final vécu l’un des événements les plus difficiles qu’un homme puisse connaître au cours de sa vie.

Le bénéfice que vous retirerez de cette expérience sera sans doute très important.

Vous aurez mûri, quoi qu’il advienne.

Tout ce qu’il me reste à vous souhaiter est de trouver en vous suffisamment de force pour affronter cette épreuve.

Pascal

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